L'interview avec Prof. Dr. ir. Patrick Van Damme (traduit de l'anglais)
Prof. Dr. ir. Patrick Van Damme est le responable de la Faculté de l'Agriculture et de Sciences Biologique appliqués, Department of Plant Production, Laboratory of Tropical and Subtropical Agriculture and Ethnobotany ,à l'Université de Gand en Belgique
Il est assez sceptique à l'egard de TerraCottem comme solution pur des régions aride du Sahara.
1. Ils n'ont pas d'argent pour le TerraCottem.
Le TerraCottem repésente une solution pour un marché économique dans lequel les produits sont vendus et achetés, les fermiers ayant peu de ressources ne sont pas actifs sur un tel marché. S'ils produisent pour le marché, ils ont tendance à produire à petit échelle et de façon très intensive, de ce fait ils n'ont pas besoin de TerraCottem - le fumier, fertilisant organique et le paillis sont assez pour créer le micro-environnement nécessaire
L'argent qu'ils ont est surtout utilisé pour des denrées alimentaires ou consommables (mais pas pour des produits de luxes, même si les gens dépense de plus en plus sur les téléphones mobile)
Il serait intéressant de l'utiliser pour les fruitiers, mais l'investissement reste trop élevé. Le TerraCottem est aussi trop cher pour l'utilisation dans la production de bois (pour les feu etc.)
2. Il n'y a pas de demande pour ce produit.
L'eau n'est souvent l'obstacle principal. Le marché visé par ce produit et les champs des familles se trouve toujours à proximité de l'eau.
Les chiffres de production dont nous parlons s'agit de chiffres des grands producteurs de fruit et légumes, il ne s'agit pas du marché visé (ex: potager familial). Avec des techniques d'aujourd'hui, les potagers pouvaient atteindre 6 fois la récolte des grands champs de culture (120 tonnes de tomates comparé à 20 tonnes pour les grands champs). Le TerraCottem ne pourrait pas rajouter grande chose.
TerraCottem est une solution pour un problème qui n'est plusn d'une certaine façon, considéré comme un problème. Ceci va choquer, mais après autant d'année de famine, la famine devient enraciné dans la mentalité. La faim n'est pas une priorité. Dans les régions où la faim reste une priorité, il s'agit de récolte de millet, maïs, sorghum et riz qui vont faire face à la faim, c'eat à dire des récoltes pour lesquelles le TerraCottem n'est pas très bénéfique.
3. TerraCottem sera trop cher, même si financer
Il existe d'autres solutions qui demande moins d'investissement que le TerraCottem.
L'investissement se traduit surtout par le travail. Par exemple, le fait de construire des micr-barrages pour sauvegarder l'eau ne coûte rien car les fermiers peuvent le faire pendant la période sèche où ils n'ont rien d'autre à faire.
4. Le TerraCottem ne produit-il que des effets positifs?
Il n'y a jamais eu de publication scientifique qui pourrait permettre aux collègues de confirmer ou critiquer les résultats. La recherche scientifique devrait valider les avantages ety déavantages de TerraCottem dans des conditions qui permettent de comparer / discuter sur ce produit.
Il n'y a pas eu d'étude sur les effets négatifs de TerraCottem à long et court terme. Il doit y en avoir, car chaque haut a un bas.